Les
oeuvres que je présente à l’USINE sont basées sur
mon travail précédent dans lequel j’ai exploré un
paysage imaginaire qui pourrait également se situer entre la
peinture abstraite et figurative. Bien que l’art minimal et la peinture
monochrome aient énormément influencé mon travail
surtout en ce qui concerne la gamme réduite des couleurs, la
philosophie qui se dégage de ma peinture prend une toute autre
direction. Mes travaux puisent leur source dans notre manière
sub-consciente de penser et sont liés, en cela, à des
formes archétypes.
Au cours de
l’élaboration de ce travail j’avais à l’esprit les
caractéristi-ques du lieu de l’exposition: le vieil espace
industriel divisé par des cloisons récentes. En
considérant la taille et de la forme de l’espace qui demandent
une approche monumentale, j’ai été
particulièrement attentif à la dimension des oeuvres.
Elles varient entre plus de cinq mètres de long pour les plus
grandes et 13/18 cm, le for-mat standard d’une carte postale, pour les
plus petites. La gamme limitée des couleurs, ici seulement deux
couleurs de base, le jaune et le bleu, additionnée de
différentes tonalités de noir et de blanc me permet
d’utiliser une grande diversité de matières dont
certaines sont inhabituelles dans l’art de la peinture comme le verre
par exemple.
Malgré toutes les
révolutions traversées par la peinture il est difficile
d’imaginer aujourd'hui des méthodes radicalement nouvelles de
pein-dre.
Mon but en travaillant en
fonction du lieu où j’allais exposer n’était pas de
créer une simple décoration de l’espace.
Fondamentalement, je
travaille avec des émotions et l’acte de peindre doit être
envisagé comme une tentative de rendre ce travail visible. Les
peintures que je présente ici, ne sont pas des paysages
réels mais des paysages intérieurs.
A travers la totalité
de mon exposition, j’essaie de construire une vision de l’esprit. Une
vision qui ne peut jamais être totale.