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Les artistes
Michel Beine,
photographe, né 1967 à Bruxelles, vit et travaille
à Liège.
« …
Le
Maroc nous est révélé ainsi par le regard du
photographe, par sa mémoire et son
expérience de l’errance. Ses images sont davantage des
évocations que de
simples illustrations, elles nous cachent plus que ce qu’elles nous
montrent
laissant à notre imagination la liberté de construire nos
propres
pérégrinations et y découvrir des histoires
vécues ou dont on a peut-être rêvé.
Au-delà du reportage, ce livre (cette exposition) nous
emmène poétiquement au
Maroc dans des villes qui semblent être imagines. Michel Beine
nous en fait
respirer les bruits et les senteurs, les vibrations de la
vie. » (Marc
Vausort)
Bernard Gilcozar, peintre, né à Bruxelles en 1973
où il
vit et travaille.
Au départ
Bernard Gilcozar peignait de manière abstraite et minimaliste en
noir et blanc.
Ses nombreux voyages l’ont amené à vivre entre autre
à Denver, New York, Paris
et Tokyo. Son séjour à Tokyo au cours duquel il a
découvert la tradition
japonaise du bondage (des nœuds et des ligotages) lui a inspiré
ses œuvres les
plus récentes dans lesquelles la peinture a été
remplacée par des autocollants
de diverses couleurs.
Frauke Hänke + Claus Kienle, photographes, vivent et
travaillent à
Hambourg.
Frauke
Hänke et
Claus Kienle photographient et tirent leurs photographies à
l’aide d’un procédé
appelé la gommegraphie sur de la toile ou du bois, supports
utilisés auparavant
en peinture. De plus, ils y superposent des chiffres et des signes. En
créant
leurs propres images, les artistes nous proposent une réflexion
sur le monde
des signes et la manière dont ils sont utilisés. Les
premières impressions se
modifient en cours de route.
Tiina
Heiska,
peintre, née 1959 à Helsinki où elle vit.
Elle peint
« à la recherche d’un objet de désir absolu.
La femme ou la
fille représentée dans ses images -dont l’âge
semble varier- est inspirée de
photographies que l’artiste a prise d’elle-même. Elle n’est pas
juste Heiska,
elle est quelque chose d’autre, peut-être un alter ego ou un
personnage de
fiction. Depuis quelques années, Heiska a peint des
séries dans lesquelles ses
thèmes évoluent d’une peinture à l’autre, son
expression est devenue plus
cinématographique et flottante. Elle s’intéresse aux
espaces où l’on ressent
une présence étrangère sans la voir. Sa peinture
communique la sensation d’une
présence invisible menaçante mais aussi excitante, qui
éveille notre
curiosité. » (Juha-Heikki
Tihinen)
Syunsaku
Hishikari, peintre, sculpteur,
né 1952 à Yokohama où il vit
et travaille.
Syunsaku
Hishikari, artiste connu pour son travail en trois dimensions,
réalise depuis
quelques années des collages en utilisant de vieux journaux pour
reconstituer à
sa manière de vieilles photos de famille. Son
thème principal est le portrait de groupe pris à
l’occasion de soirées, de
réunions ou de vacances. En effet, les vieux journaux
révèlent le caractère
éphémère des événements et leur
propre anachronisme tandis que les portraits
photographiques ont été fait pour retenir le temps
présent et garder à la
mémoire des moments de vie privée.
Elena
Kervinen, dessin, peinture, née 1970
à
Isalmi, Fin. Elle vit et travaille à Barcelone, E.
Elena Kervinen fait de petits dessins sur du marbre
et des peintures à
l’huile et au cuivre sur du bois. Ses sujets
préférés sont les paysages.
« Quand je regarde mon château dans sa montagne, je
suis ce que je suis.
Peu importe ce que j’ai, sais ou suis. Le paysage est en constante
création ; la montagne et le château sont toujours
différents et je ne
peux rien y changer. Mais la vue me change. ...Quelqu’un a dit que mes
peintures étaient plus des sentiments que des paysages. Je pense
qu’il avait raison ; mon intention est de transmettre ce qui
me
touche dans cette vue. » (Elena Kervinen)
Nadia
Kever,
photographie, installation, née 1968 à Eupen, Belgique.
Elle vit et travaille à
Bruxelles.
La mer et son
littoral reste toujours un de ses sujet privilégié. Parmi
ces formes et ces
couleurs, on peut se perdre et se retrouver. Dans leur douceur, les
couleurs
montrent une variété infinie de nuances en même
temps qu’une force dans leur
clarté. En regardant ces photographies on ressent une paix
intérieure même s’il
sen dégage une certaine solitude. Et si on pouvait les toucher,
elles seraient
sûrement douces comme le velours. Même si ses vues se
réduisent de plus en plus
à une abstraction presque monochrome, le développement de
ses recherches sur le
photogramme l’entraîne encore plus loin sur la voie de la
représentation des
espaces intérieurs et extérieurs. Il en résulte
des images épurées suscitant le
calme et la contemplation.
Isabelle
Lousberg,
photographe, Naissance dans les
années
soixante à Mons, B. Elle vit et
travaille à Bruxelles.
« Les photographies de la série
« mes
châteaux »ont été réalisés
à l’aide du sténopé. La technique renvoie à
la
pratique photographique des premiers temps: un contenant (dans mon cas,
des
boîtes en carton) et pour seul objectif un trou du
diamètre d'une épingle. …
Par ailleurs, la technique même du sténopé
relève aussi du rituel. A intervalles
réguliers, selon les caprices du temps, je me rendais dans ces
lieux
désert(é)s, munie de mes boîtes, en déposer
de nouvelles et reprendre celles
qui avaient fait leur temps. » (Isabelle Lousberg)
Mikko
Paakkola,
peintre, né 1961 à Lappi Tl, Fin. Il vit et travaille
à Turku, Fin.
« J’ai
exploré un paysage imaginaire qui pourrait également se
situer entre la
peinture abstraite et figurative. Bien que L’art minimal et la peinture
monochrome
aient énormément influencé mon travail surtout en
ce qui concerne la gamme
réduite des couleurs, la philosophie qui se dégage de ma
peinture prend une
toute autre direction. Mes travaux puisent leur source dans notre
manière
subconsciente de penser et sont liés, en cela, à des
formes archétypes. ...
Fondamentalement, je travaille avec des
émotions et l’acte de peindre doit être envisagé
comme une tentative de rendre
ce travail visible. » (Mikko
Paakkola)
Sandra Riche, objets,
installations, vidéo, née 1971 à
Aubervilliers, F. Elle vit et travaille à Berlin.
« Elle ouvre pour nous la porte sur des histoires
mais ne les raconte
pas. Du regard, et par lui, on entre dans un monde féminin - si
celui-ci est
bien celui qui donne à voir - une oeuvre proche, perçant
à jour l'invisible
voilé, ces choses du dedans - qui fait rêver les hommes
mais les effraye tout
autant.
(Marie-Claire Sellier)
« Nulle
part dans ses travaux, Riche ne nous fournit de réponses
à des
questions actuelles concernant l’art ou l’humanité. Bien plus,
elle en pose
encore bien d’autres. Les objets de tous les jours s’emplissent d’un
autre
contenu, deviennent à la fois une réflexion et une
nouvelle vision de la propre
appréhension du monde. Riche nous met toujours devant le fait
accompli :
Rien n’est vraiment comme il semble l’être, partout planent la
surprise, la
duperie et la déception – dans le matériau et le style,
le mot et
l’émotion. »
Ulla
Shemeikka,
photographe, née 1969 à Koupio, Fin. Elle vit et
travaille comme photographe à
Bruxelles.
Le silence, les
couleurs et le temps jouent un rôle
important dans la photographie d’Ulla Shemeikka, les circonstances au
cours
desquelles les photos ont étés prises ont une influence
directe sur les images.
Les œuvres que
nous exposons ici ont été conçues
pendant la nuit et à l’aube, entre 1h et 5h du matin. Moment
où les formes et
les couleurs se développent et varient à chaque instant
selon la clarté
grandissante de l’aurore. Tandis que le
déclencheur de l’appareil doit rester ouvert des minutes
entières pour capturer
ces images latentes, on a la rare occasion de se concentrer sur le
calme
matinal environnant et le temps de penser à la vie et à
la création. Les
travaux d’Ulla Shemeikka nous
révèlent
quelque chose comme la majesté de la nature et
l’intemporalité, suscitant en
nous un besoin de contemplation, une envie de méditation.
Marjukka
Vainio,
photographe, née 1953 à Renko, Fin. Elle vit et travaille
à Hämeenlinna, Fin.
Le monde
végétal a influencé durant près
de vingt ans l’art de Marjukka Vainio et ce, aussi bien le microcosme
que le
macrocosme. L’essentiel étant cette vision de l'instant
où se révèle dans toute
sa grandeur, l'infime, l'inaperçu, le banal. Ces oeuvres
contiennent tellement
de mystérieux, d’invisible révélé, qu’elles
semblent parler de la lumière de la
terre. Cette lumière, c’est l'éclat de la face
cachée de la terre. Les oeuvres
de Marjukka Vainio prennent vie par le biais de différentes
phases. Un tel
travail, manuel, crée une oeuvre d’une grande et respectueuse
sublimité.
L’esthétique rejoint l’éthique. Dans ces œuvres, on se
déplace dans les
méandres de la conscience et de la mémoire.
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