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01/06 - 01/07/2007


Les artistes

 

 

 

Michel Beine, photographe, né 1967 à Bruxelles, vit et travaille à Liège.

« … Le Maroc nous est révélé ainsi par le regard du photographe, par sa mémoire et son expérience de l’errance. Ses images sont davantage des évocations que de simples illustrations, elles nous cachent plus que ce qu’elles nous montrent laissant à notre imagination la liberté de construire nos propres pérégrinations et y découvrir des histoires vécues ou dont on a peut-être rêvé. Au-delà du reportage, ce livre (cette exposition) nous emmène poétiquement au Maroc dans des villes qui semblent être imagines. Michel Beine nous en fait respirer les bruits et les senteurs, les vibrations de la vie. » (Marc Vausort)

 

Bernard Gilcozar, peintre, né à Bruxelles en 1973 où il vit et travaille.

Au départ Bernard Gilcozar peignait de manière abstraite et minimaliste en noir et blanc. Ses nombreux voyages l’ont amené à vivre entre autre à Denver, New York, Paris et Tokyo. Son séjour à Tokyo au cours duquel il a découvert la tradition japonaise du bondage (des nœuds et des ligotages) lui a inspiré ses œuvres les plus récentes dans lesquelles la peinture a été remplacée par des autocollants de diverses couleurs.


Frauke Hänke + Claus Kienle
, photographes, vivent et travaillent à Hambourg.

Frauke Hänke et Claus Kienle photographient et tirent leurs photographies à l’aide d’un procédé appelé la gommegraphie sur de la toile ou du bois, supports utilisés auparavant en peinture. De plus, ils y superposent des chiffres et des signes. En créant leurs propres images, les artistes nous proposent une réflexion sur le monde des signes et la manière dont ils sont utilisés. Les premières impressions se modifient en cours de route.

 

Tiina Heiska, peintre, née 1959 à Helsinki où elle vit. 

Elle peint « à la recherche d’un objet de désir absolu. La femme ou la fille représentée dans ses images -dont l’âge semble varier- est inspirée de photographies que l’artiste a prise d’elle-même. Elle n’est pas juste Heiska, elle est quelque chose d’autre, peut-être un alter ego ou un personnage de fiction. Depuis quelques années, Heiska a peint des séries dans lesquelles ses thèmes évoluent d’une peinture à l’autre, son expression est devenue plus cinématographique et flottante. Elle s’intéresse aux espaces où l’on ressent une présence étrangère sans la voir. Sa peinture communique la sensation d’une présence invisible menaçante mais aussi excitante, qui éveille notre curiosité. » (Juha-Heikki Tihinen)

 

Syunsaku Hishikari, peintre, sculpteur, né 1952 à Yokohama où il vit et travaille.

Syunsaku Hishikari, artiste connu pour son travail en trois dimensions, réalise depuis quelques années des collages en utilisant de vieux journaux pour reconstituer à sa manière de vieilles photos de famille. Son thème principal est le portrait de groupe pris à l’occasion de soirées, de réunions ou de vacances. En effet, les vieux journaux révèlent le caractère éphémère des événements et leur propre anachronisme tandis que les portraits photographiques ont été fait pour retenir le temps présent et garder à la mémoire des moments de vie privée.

 

Elena Kervinen, dessin, peinture, née 1970 à Isalmi, Fin. Elle vit et travaille à Barcelone, E.

Elena Kervinen fait de petits dessins sur du marbre et des peintures à l’huile et au cuivre sur du bois. Ses sujets préférés sont les paysages. « Quand je regarde mon château dans sa montagne, je suis ce que je suis. Peu importe ce que j’ai, sais ou suis. Le paysage est en constante création ; la montagne et le château sont toujours différents et je ne peux rien y changer. Mais la vue me change. ...Quelqu’un a dit que mes peintures étaient plus des sentiments que des paysages. Je pense qu’il avait raison ; mon intention est de transmettre ce qui me touche dans cette vue. » (Elena Kervinen)

 

Nadia Kever, photographie, installation, née 1968 à Eupen, Belgique. Elle vit et travaille à Bruxelles.

La mer et son littoral reste toujours un de ses sujet privilégié. Parmi ces formes et ces couleurs, on peut se perdre et se retrouver. Dans leur douceur, les couleurs montrent une variété infinie de nuances en même temps qu’une force dans leur clarté. En regardant ces photographies on ressent une paix intérieure même s’il sen dégage une certaine solitude. Et si on pouvait les toucher, elles seraient sûrement douces comme le velours. Même si ses vues se réduisent de plus en plus à une abstraction presque monochrome, le développement de ses recherches sur le photogramme l’entraîne encore plus loin sur la voie de la représentation des espaces intérieurs et extérieurs. Il en résulte des images épurées suscitant le calme et la contemplation.

 

Isabelle Lousberg, photographe, Naissance dans les années soixante à Mons, B. Elle vit et travaille à Bruxelles.

« Les photographies de la série « mes châteaux »ont été réalisés à l’aide du sténopé. La technique renvoie à la pratique photographique des premiers temps: un contenant (dans mon cas, des boîtes en carton) et pour seul objectif un trou du diamètre d'une épingle. … Par ailleurs, la technique même du sténopé relève aussi du rituel. A intervalles réguliers, selon les caprices du temps, je me rendais dans ces lieux désert(é)s, munie de mes boîtes, en déposer de nouvelles et reprendre celles qui avaient fait leur temps. » (Isabelle Lousberg)

 

Mikko Paakkola, peintre, né 1961 à Lappi Tl, Fin. Il vit et travaille à Turku, Fin.

« J’ai exploré un paysage imaginaire qui pourrait également se situer entre la peinture abstraite et figurative. Bien que L’art minimal et la peinture monochrome aient énormément influencé mon travail surtout en ce qui concerne la gamme réduite des couleurs, la philosophie qui se dégage de ma peinture prend une toute autre direction. Mes travaux puisent leur source dans notre manière subconsciente de penser et sont liés, en cela, à des formes archétypes.  ... Fondamentalement, je travaille avec des émotions et l’acte de peindre doit être envisagé comme une tentative de rendre ce travail visible. » (Mikko Paakkola)

 

Sandra Riche, objets, installations, vidéo, née 1971 à Aubervilliers, F. Elle vit et travaille à Berlin.

« Elle ouvre pour nous la porte sur des histoires mais ne les raconte pas. Du regard, et par lui, on entre dans un monde féminin - si celui-ci est bien celui qui donne à voir - une oeuvre proche, perçant à jour l'invisible voilé, ces choses du dedans - qui fait rêver les hommes mais les effraye tout autant.  (Marie-Claire Sellier)
« Nulle part dans ses travaux, Riche ne nous fournit de réponses à des questions actuelles concernant l’art ou l’humanité. Bien plus, elle en pose encore bien d’autres. Les objets de tous les jours s’emplissent d’un autre contenu, deviennent à la fois une réflexion et une nouvelle vision de la propre appréhension du monde. Riche nous met toujours devant le fait accompli : Rien n’est vraiment comme il semble l’être, partout planent la surprise, la duperie et la déception – dans le matériau et le style, le mot et l’émotion. »


Ulla Shemeikka, photographe, née 1969 à Koupio, Fin. Elle vit et travaille comme photographe à Bruxelles.

Le silence, les couleurs et le temps jouent un rôle important dans la photographie d’Ulla Shemeikka, les circonstances au cours desquelles les photos ont étés prises ont une influence directe sur les images.

Les œuvres que nous exposons ici ont été conçues pendant la nuit et à l’aube, entre 1h et 5h du matin. Moment où les formes et les couleurs se développent et varient à chaque instant selon la clarté grandissante de l’aurore.  Tandis que le déclencheur de l’appareil doit rester ouvert des minutes entières pour capturer ces images latentes, on a la rare occasion de se concentrer sur le calme matinal environnant et le temps de penser à la vie et à la création. Les travaux d’Ulla Shemeikka  nous révèlent quelque chose comme la majesté de la nature et l’intemporalité, suscitant en nous un besoin de contemplation, une envie de méditation.

 

Marjukka Vainio, photographe, née 1953 à Renko, Fin. Elle vit et travaille à Hämeenlinna, Fin.

Le monde végétal a influencé durant près de vingt ans l’art de Marjukka Vainio et ce, aussi bien le microcosme que le macrocosme. L’essentiel étant cette vision de l'instant où se révèle dans toute sa grandeur, l'infime, l'inaperçu, le banal. Ces oeuvres contiennent tellement de mystérieux, d’invisible révélé, qu’elles semblent parler de la lumière de la terre. Cette lumière, c’est l'éclat de la face cachée de la terre. Les oeuvres de Marjukka Vainio prennent vie par le biais de différentes phases. Un tel travail, manuel, crée une oeuvre d’une grande et respectueuse sublimité. L’esthétique rejoint l’éthique. Dans ces œuvres, on se déplace dans les méandres de la conscience et de la mémoire.


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