Pour la deuxième
fois, l’USINE Galerie présente les travaux d’Erick Derac.
Comme précédemment, il s’agit d’une microchirurgie «
réparatoire » des surfaces urbaines.
A l’aide de colle, de ciseaux, de scalpels, de gélatines colorées
et de structures végétales, les diapositives sont retravaillés
pour devenir des tirages photographiques.
Au travers de délicates structures d’une netteté chirurgicale
nous percevons des paysages urbains aux contours flous .
Les blocs de béton massif prennent des allures éthérées,
se transforment en un songe éveillé alors que, paradoxalement,
les transparences incisives de l’artiste, les petits débris végétaux
acquièrent une très grande force.
De ce rapport, à la fois intime et lointain, entre le béton
et la fragile structure d’une feuille naît un nouvel espace mystérieux
une réalité surprenante, revue et corrigée, qui n’est
pas sans rappeler celle des kaléidoscopes de notre enfance.
« Les paysages ralentis d’Erick Derac ne sont pas seulement des surfaces
corrigées aux chantiers plastiques de la photographies, ils sont devenus
des zones temporaires d’évènements à vivre dans
l’urgence apaisée de la ville. »
A travers une série d’images crées spécialement pour
cette exposition Erick Derac nous propose de la même manière,
une réflexion sur la violence et la guerre. Sur des photographies de
plantes et de paysages, il superpose des symboles de batailles, des dessins
d’armes de guerre redoutablement précis et enfantins.