ERICK DERAC
l’USINE GALERIE photo
(27/01/ – 10/03/2002)
Notre monde connu est à la fois
très proche et très lointain.
La proximité et la distance se
confondent souvent. Nous nous promenons dans des lieux qui nous semblent
connus et à vrai dire, il subsiste toujours des ombres, des mémoires
d’avenir et de temps passé , une foule d’images inexplicables qui
se glis-sent dans nos modes de perception.
Pour ne pas être submergés,
nous devons faire des choix. Que reste-t-il, finalement, de la réalité?
A quelles images pouvons-nous nous fier?
A quel regard?
Le travail de Erick Derac interroge à
la fois le paysage et les limites de la photographie dans un souci d’équilibre
constant entre la part plastique et l’aspect conceptuel.
Il est une métaphore de l’acte
photographique et de toute inter-vention humaine dans le paysage. C’est
la mise en application de l’essence même de la photographie: une
recomposition du monde après sa déconstruction.
Dans ces oeuvres, le territoire urbain
photographié rencontre les mécanismes de l’inconscient.
« J’interprète, je sélectionne,
je découpe, je fragmente, je subs-titue, je réorganise :
j’interviens physiquement - avec scalpel, cutter, colles et adhésifs
- dans le corps de l’ektachrome (6 x 7 cm). Je contamine le champ photographique
autant par l’intégration d’éléments extérieurs
à la prise de vue que par une sorte d’épidémie neuronale.
»
Par ces interventions “low-tech” un hors
champ imaginaire s’inscrit dans le champ de l’image en même temps
qu’émerge à sa surface une matière inédite.
WD/MC
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