Frederick
Bell Frauke Hänke Claus Kienle
«Montagne»
à
l’USINE GALERIE
(18/09/ – 06/11/2005)
La mer et la
montagne ont toujours été une source d’inspiration
privilégiée
pour les artistes dont la création est liée à la
nature. Bien que l’immensité
majestueuse des montagnes semble s’opposer à l’étendue
infinie de la mer, elles
insufflent toutes deux des sentiments romantiques au spectateur qui les
contemple.
Qu’il s’agisse
d’aquarelles ou de photographies, que ce soit dans les
albums ou sur les murs, on en trouve des images dans chaque foyer.
Chacun
essaie de saisir ces images selon son propre point de vue afin de mieux
s’approprier les émotions que ces formations naturelles
éveillent en nous.
Qu’il s’agisse d’artistes célèbres, comme les peintres
Caspar David Friedrich,
William Turner ou les photographes Ansel Adams et Hiroshi Sugimoto, ou
qu’il
s’agisse de simples amateurs, personne ne résiste à
l’occasion de se confronter
à cette splendeur pour en restituer des images.
Chaque
reproduction apporte un nouvel angle de vision et chaque preneur
d’image se retrouve dans l’image des autres personnes présentes
en modifiant
l’expérience de ceux-ci par sa présence devant le
spectacle de la nature.
Aujourd’hui il est presque devenu impossible d’être seul dans la
nature. Il y a
toujours quelqu’un qui est déjà là ou quelqu’un
qui est déjà passé par là en
laissant les traces inévitables de sa présence
derrière lui. Rares sont ceux
qui se donnent vraiment le temps de vivre une expérience
profonde.
On peut très bien ne pas peindre
les personnes « gênantes », on peut
même retoucher les photographies. Mais il existe aussi des
créateurs qui
intègrent précisément cette présence
« gênante » de l’homme et des
traces qu’il laisse un peu partout, dans leurs images.
Frederick Bell,
photographe et peintre a pris des photographies de ce genre
de situations d’après lesquelles il a fait des peintures tout en
laissant
apparaître le processus de leur élaboration sur la toile.
Frauke
Hänke et Claus Kienle photographient des montagnes et tirent leurs
photographies à l’aide d’un procédé appelé
la gommegraphie sur de la toile ou
du bois, supports utilisés auparavant en peinture. De plus, ils
y superposent
des chiffres et des signes.
cv
Das Meer und die
Berge sind die gegensätzlichen Räume, die alle Künstler,
die sich von ihr in
ihrem zeitlosen Wirken beeinflussen lassen, seit altersher besonders
anziehen.
Die Erhabenheit der Berge steht dabei scheinbar im Gegensatz zu der
gefühlten,
unendlichen Weite der Wasserwelten und deren Horizonte. Beide rufen
romantische
Neigungen im Betrachter hervor.
Seien es selbstgefertigte
Aquarelle oder Fotografien, wir finden bildliche
Abbildungen davon in allen Haushalten, sei es in Alben oder an der
Wand. Jeder
versucht, seine eigene Ansicht zu schaffen und damit diese Formationen
der
Natur für sich in Besitz zu nehmen. Berühmte Künstler,
wie Caspar David
Friedrich, William Turner in der Malerei, als auch Fotografen wie Ansel
Adams
oder Hiroshi Sugimoto und unbekannte Amateure wie wir alle nehmen die
Gelegenheit wahr, diese Gefühle im Angesicht der Naturpracht zu
dokumentieren.
Jedes Abbild schafft
etwas Neues und jeder Abbildende ist dabei mittendrin
im Bild für die anderen Anwesenden und verändert deren
Erleben durch seine
Präsenz vor dem Naturschauspiel. Heute kann man fast nicht mehr
alleine in der
Natur sein. Immer ist schon jemand da oder ein anderer Bewunderer hat
bereits
seine unübersehbaren Spuren hinterlassen. Nur wenige nehmen sich
die Zeit,
Erfahrung wirklich auf sich wirken zu lassen.